La question de l’argent magique

 

On en a une belle.

3M d’euros le missile, est-ce bien raisonnable ?

La question a le mérite d’être posée, et vous avez raison de la poser, puisque, si vous ne l’aviez pas posé, on aurait pu penser qu’elle n’avait pas à être posée. Or, il faut se rendre à l’évidence : elle se doit d’être posée puisque le gouvernement français (et non la France) a trouvé judicieux d’envoyer pour 16 millions d’euros de missiles en Syrie, histoire d’aller racler un peu plus fort la plaie purulente que trace là-bas la guerre comme une infection sur le bras d’un malade atteint du SIDA.

Avec 16 millions d’euros, on aurait pu renflouer nos hôpitaux, dans lesquels nos malades meurent en attendant leurs soins, que le personnel soignant n’arrive pas à leur prodiguer dans les temps puisqu’ils ne sont plus assez, qu’ils n’ont plus assez de matériel, et que la seule mesure concrète qu’Emmanuel Macron propose est la suivante :

Un bien bel, hommage : un tweet, un clic, et voilà les burn-out disparus, les malades qui dormaient dans les couloirs de nouveau dans des chambres, et ma couille gauche a le goût d’un pamplemousse.

Mais revenons-en à ces 16 putains de millions d’euros qui sont partis exploser en Syrie.

Est-ce qu’on n’est pas bien, là ? Hmmm ? Est-ce qu’on n’est pas heureux, satisfaits, même, de savoir qu’une bonne partie de notre argent publique a servi à poser nos burnes en métal sur le coin du visage cassé de la Syrie ? Alors, sincèrement ?

On rigole bien, quand même. On passe un bon moment. Nous.

Parce que les Syriens, eux : ils meurent.

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La question bottom-up

Le 29 Mars 2018, Emmanuel Macron, visiblement en très grande forme, écrivait ceci :

Bon. Alors. Quoi. Merde.

La démocratie est-elle un système bottom-up ?

C’est une excellente question ! Comme quoi, encore une fois, Emmanuel Macron éveille les consciences et remonte le niveau en posant les vraies questions. Et heureusement, j’ai envie de vous dire, parce que ce n’est pas avec vos calembredaines d’histoires d’écologie, d’environnement, de santé, de service public ou de je ne sais quoi, que l’on va enfin devenir une start-up nation.

Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’intéresser à trois points.

« Bottom-up » : et ta soeur, est-ce qu’elle bat le beurre ?

Et ma soeur, elle est en pension : elle prie le bon Dieu pour que tu sois moins con.
Ces formalités étant posées, intéressons-nous un instant au terme « bottom-up ». D’après Wikipédia :

bottom-up\bɔ.tɔm.œp\

  1. (Anglicisme) (Management) Se dit d’une démarche procédurale hiérarchiquement ascendante, qui va du bas vers le haut, analyse les détails ou les cas particuliers pour généraliser.
    • On distingue, en effet, d’une part les mécanismes bottom-up qui vont de la périphérie vers la conscience du sujet, et, d’autre part, les mécanismes top-down originaires de cette conscience et qui descendent vers l’ensemble des autres processus mentaux.(Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 203)
    • Je crois dans l’autonomie et la souveraineté. La démocratie est le système le plus bottom up de la terre(Emmanuel Macron sur Twitter, le 29 mars 2018.)

Vous remarquerez donc deux choses :

  • l’une, c’est que le terme bottom-up n’a strictement rien à foutre dans la phrase d’Emmanuel Macron ;
  • l’autre, c’est que cette phrase manque tellement de sens qu’elle a été immortalisée sur Wikipédia, et nous espérons sincèrement qu’elle y restera le plus longtemps possible.

Ainsi donc, « bottom-up » vient du monde du management.

Emmanuel Macron, ce manager disruptif

Comme je vous l’expliquais ici, Manu n’a pas le temps pour vos bêtises. Vos attitudes d’enfants qui ne comprennent pas qu’Emmanuel Macron n’est certainement pas le Président d’un pays, mais bel et bien le Motherfucking Manager d’une Start-up Nation, et qu’il compte bien manager sec.

Nous ne sommes, ici, non plus dans une vision in-the-box de la roadmap de la nation, mais bel et bien dans un effort de sanctuariser les forts potentiels du pays en mode SaaS. Car, si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, pourquoi est-ce que vous vous couchez en premier lieu bande de feignasses ?

Emmanuel Macron l’a bien compris, et n’hésite pas à forwarder un wording clivant au travers de tweets dont le but, à court et long terme, n’est autre que de solutionner les assets intuitifs. Mais ça, vous êtes visiblement trop cons pour le voir.
En fait, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le modèle de positioning d’Emmanuel Macron s’inscrit dans la vision d’un hack des codes sociétaux, et permet de viser une stratégie pondérée.

L’idée, vous l’aurez alors bien compris, est d’une part de rationaliser les intermédiations sur le chemin critique, et d’autre part de tarte à la mangue.

Nous arrivons ainsi au troisième point.

La novlangue, le langage de celles et ceux qui n’ont rien à dire

Inventée par Georges Orwell, la novlangue est à la communication ce que Jean-Vincent Placé est à l’étude des coléoptères d’Asie Centrale en milieu basique : à côté de la plaque.

Constitué de mots tous plus flous les uns que les autres, la novlangue permet à celui qui l’utilise de passer pour un mec « dans le coup », « in » et surtout « dynamique ». Elle permet, aussi et surtout, de diminuer la gamme des concepts avec lesquels l’on peut réfléchir. Par exemple, si je vous dis qu’il faut maximiser les paradigmes peer-to-peer, vous avez envie de me répondre « Mais ferme donc ton grand claque-merde ». Et vous auriez raison de le dire, puisque même moi, si je m’entendais dire ça, je m’en tartinerais une bien grande sur le coin de la margoulette !

Parce que, et c’est là toute la beauté de la novlangue, j’ai réussi, avec seulement quatre mots, à produire une phrase suffisamment compliquée pour que vous vous pensiez trop peu aptes à en saisir le sens. Or, cette phrase ne veut rien dire ! Tout comme le tweet de Emmanuel Fucking Macron ne veut strictement rien dire !

Ainsi, plutôt que de se gargariser avec des termes qui n’ont de sens que dans le monde du management, et à champ élargi, dans le monde de l’entreprise, cet illustre abatteur de quilles aurait tout aussi bien pu formaliser sa phrase comme suit : « Je crois dans l’autonomie et la souveraineté. La démocratie est, selon moi, le système donnant le plus de pouvoir au peuple« 

Alors ? Était-ce si dur que cela ? Mmmh ? Avait-on vraiment besoin de s’exprimer comme le dernier des techno-crétins ? Le doute est hautement permis.

Oui, d’accord, c’est bien gentil, mais du coup, c’est bottom-up ou pas ?

Eh bien, sans plus tarder, la réponse :

La question de la grève

En ce saint dimanche soir, alors que nous venons tous et toutes de nous enquiller une dure semaine suivie d’un week-end des plus éprouvants, il est grand temps de nous attaquer à un sujet récurrent, qui nous revient sur le coin de la trogne aussi sûrement que demain je vais insulter la vie, cette sale race, lorsque mon réveil va sonner : la grève.

Alors c’est parti, il est 22h58 à l’heure où je tape ces lignes, et je vous préviens : ce soir, je ne me couche pas après 23h00. Je suis un papy et je vous emmerde.

La grève de la SNCF, prise d’otage ?

On va tout de suite se calmer avec l’utilisation contondante des termes : ce n’est pas parce que vous périclitez l’usitée d’un mot qu’il en devient pour autant assermenté, peu importe le contexte.

La preuve : la phrase précedente n’a aucun sens, pourtant je l’ai écrite avec force et détermination. Comme quoi, il ne suffit pas de faire montre de confiance en soi lorsque l’on énonce une chose, pour qu’elle devienne vraie.
Exemple : « mon banquier est un homme fabuleux ». Bon, eh bien ça ne fonctionne pas : même si Emmanuel Macron l’avait éructé comme il avait hurlé « PARCE QUE C’EST NOTRE PROJEEEEEEEEEEEEEET » comme un zinzin lors de son meeting il y a de cela près d’un an, mon banquier aurait toujours été un petit lécheur d’anus.

Et donc, le jour où la SNCF prendra en otage les usagers, vous m’appellerez ou bien vous m’enverrez un tweet, parce qu’aux dernières nouvelles, ma famille n’a pas reçu de demande de rançon, le GIGN n’a pas été appelé à la gare de la Frette Montigny, et aucun gendarme n’a été tué lors d’un train supprimé.

Le service public, dans ton cul

Le service public, tout le monde le sait, c’est rien qu’une bande de profiteurs et d’assistés, qui se cassent à Hawaï tous les ans avec les sous du contribuable, et qui ont, tout comme ces mange-merde de Smicards, des comptes planqués en Suisse – au moins.

Ou alors ce sont les banques. Je sais plus.

Bref, dans tous les cas : le service public ? Eh ben le service public dans ton cul, mon grand. Déjà, parce que les cheminots sont des preneurs d’otages, et qu’on ne négocie pas avec les terroristes, ensuite parce que la France start-up ! Eh ouais mon gars, tu vas arrêter de nous les briser, tu vas te mettre au travail et tu vas payer le service privé désormais.

La grève : full balek

La grève, Manu s’en fiche pas mal, puisque, comme pour la Loi Travail, il va dégager le statut des cheminots sans votre avis. Eh ouais les petits potes, il est comme ça Manu. Il pose ses grosses couilles lustrées à l’eau de toilette sur la table, et vous fermez tous vos gueules : on est en démocratie ou quoi ? Non, on est en « ta gueule, bosse et rapporte-moi du pognon »-tie.

Mais quand même, ils font chier la SNCF

Écoute-moi bien mon grand : le jour où un Mickey viendra te dire que ton statut est supprimé et que le peu d’avantages que tu avais, il va les recycler pour ses soirées « prostate et stimulis », on en reparlera.
Mais avant que ce jour n’arrive, tu vas faire un effort et tu vas prendre le train de 7h55 au lieu de 8h20 et tu vas apprécier la lenteur et la patience exacerbée dont il faut faire preuve quand les wagons sont déjà bondés.

En conclusion

La grève de la SNCF est autant une prise d’otage que mon pénis est une tulipe.

À dimanche prochain.

La question de Bernard Arnault

Bernard Arnault, dirigeant du groupe LVMH, qui signifie « Fringues Pour Pigeons », à quelques lettres près, est devenu ultra-riche.

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La victoire est totale.

Ainsi donc :

Dois-je donner mes aides sociales à Bernard Arnault ?

Oui, s’il vous plaît, merci.

Bernard Arnault n’est QUE dans le top cinq des hommes les plus fortunés du monde. Faites un effort, serrez-vous la ceinture et permettez à ce winner en puissance de devenir, au moins, première fortune mondiale, si ce n’est, dans le meilleur des cas, Dieu Tout-Puissant, gloire à toi au plus hauts des cieux.

Pensez un peu à Bernard Arnault quand vous touchez votre salaire.
Ne pensez-vous pas qu’il mérite une petite part de vos sous ? Hmmm ? Il est quand même cinquième fortune mondiale. Ce n’est pas si loin de la première : alors soyez sympas, aidez-le.

Bernard Arnault.
Rien que son nom inspire la sympathie. Qui n’a pas envie de donner de l’argent à Bernard Arnault ? Et même : mieux que l’argent, pourquoi ne pas donner votre temps de travail ? Alors, certes, nous n’avons qu’une vie, carpe diem… Mais justement ! Lui aussi n’a qu’une vie, alors laissez-le en profiter ! Carpe Diem, donnez-lui votre temps !

C’est bien simple, si je devais compter le nombre de fois où penser à Bernard Arnault m’a donné une érection, je dirais que j’en suis à 1. C’est juste qu’elle n’a jamais cessé.

Bernard Arnault. La sympathie et le bonheur ont enfin un visage.
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Pour tout vous avouer, j’ai composé un Haiku pour Bernard Arnault

Dans le ciel, pluvieux
Travaillez, bande de sales pauvres
Vive Bernard Arnault.

En conclusion
Mange mes poils de fesse, Bernard Arnault.

La question de Pôle Emploi

Je dois bien l’avouer : jusqu’à ce soir, je pensais laisser un trou dans la question du dimanche que n’était pas sortie hier, par manque de temps et par manque d’inspiration. Et puis j’ai vu ceci :

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Ho. Pu. Tain.

 

Alors vous, vous allez manger chaud.

Le Gouvernement Macron, véritable Panthéon des Enculés de leur Race ?

Entre Macron qui parle de la propagande Russe alors qu’on voit sa tête de Mickey sous amphétamines partout dans les journaux, la télévision, jusque dans mes chiottes qui fuient encore, Bernard Arnault qui vient de passer officiellement cinquième plus gros fils d’anus du monde avec sa fortune, la hausse de la CSG, la suppression de l’ISF et Buzin qui veut supprimer des lits d’hôpitaux, nous voilà bien partis pour dépasser Donald Trump en terme de fils de puterie.

Donald Trump, c’est peut-être un connard, mais vu son niveau intellectuel, il doit pas vraiment être conscient qu’il est con.
Par contre, avec le gouvernement Macron, on est plutôt dans une bonne vibe pour finir à la rue. Et alors là, ça sera soit pour faire les poubelles, soit pour aller s’essuyer les fesses sur le costard d’Emmanuel Macron. Personnellement, je suis pas fan des poubelles.

Le milliard d’euro, une erreur de Pôle Emploi
Nos bons amis de Pôle Emploi le disent eux-mêmes : c’est la faute aux procédures qui ont changé et qu’on n’a pas prévenu les chômeurs, et aussi aux sous-traitants privés qui font des erreurs.

Sans déconner, Primprenelle : les sous-traitants privés font des erreurs, vraiment ? C’est possible, ça ? Mince alors, moi qui pensait que la privatisation des services publics, c’était l’avenir. Je ne doute pas une seule seconde que la SNCF verra sa qualité de service augmenter une fois qu’on aura supprimé le statut des cheminots et que ces sales feignasses d’ouvriers des chemins de fer se retrouveront comme 80% des pigeons en France à mendier sur le marché de travail.

Pôle Emploi, cassez-vous les chômeurs
Après « les SDF veulent dormir dehors », voici « si vous n’acceptez pas deux offres d’emplois, c’est que vous ne voulez pas travailler ». Ça relève du génie, surtout quand on sait que Pôle Emploi va vous proposer de travailler comme dégorgeur de pompe à merde avec votre BAC+5 Management International.

Eh bah ouais mon gars, fallait trader du bitcoin au lieu de faire des études. Maintenant tu te tais, tu mets ta combinaison et tu vas me récurer la plomberie.

Le milliard, on le trouve où ?
Ben du coup, pas chez les pauvres, hein ducon ? Puis pas chez les riches non plus, on ne vas quand même pas aller chercher de l’argent là où il y en a, ça serait trop bête de tomber dans la facilité.

Le Panthéon des Anus Humains
Ne tergiversons pas plus longtemps : le Gouvernement Macron, comme n’importe quel gouvernement, si vous aviez encore un doute, c’est et ça sera toujours ça. Pour venir pleurer parce que sa prime obsèques a diminué, il y a du monde. Par contre pour s’occuper du service public, c’est aussi vide que le programme de Macron.

Sur ces bonnes paroles, à dimanche prochain.

 

La question de l’appartement

Chez moi, c’est mal isolé, j’ai passé six mois sans chauffe-eau fonctionnel, et mes toilettes se mettent à fuir quand je tire la chasse d’eau.

Est-ce que je ne devrais pas me casser de cet appartement ?

Si, mais non sans avoir fait un petit coup de pub au Cabinet Dauchez. Le Cabinet Dauchez est l’entreprise qui fait office de bailleur et gère mon logement. Et par « gérer », je veux dire « récolter le loyer que je paye pour vivre dans ce tas de merde qu’ils osent appeler un appartement ».

Le Cabinet Dauchez a mit six mois pour m’envoyer un électricien afin de corriger un soucis lié au chauffe-eau électrique. Avant ledit électricien, ils m’ont envoyé un plombier pour lequel j’avais dû poser ma journée. Bien entendu, le plombier n’a rien pu faire puisque le soucis était électrique, comme je l’avais bien précisé.

Le Cabinet Dauchez, des Jean-Foutre en puissance ?

Le Cabinet Dauchez, après avoir reçu ma demande concernant un problème d’impulsion électrique, m’a donc envoyé un plombier. J’ai donc à faire à des comiques de kermesse. Il me faut attendre six mois de plus pour que, enfin, mon bailleur d’amour daigne mandater un électricien d’astreinte un samedi matin, lorsque je suis présent, et non pas un jour en semaine entre 9h00 et 18h00 avec la mention « bisous » qu’ils semblent implicitement me transmettre à chacun de leurs messages.

Quel était le soucis ?

Les deux fils électriques étaient inversés. Le chauffe-eau électrique ne pouvait donc pas fonctionner en mode automatique. Bravo Dauchez, merci de m’avoir loué votre bien immobilier dans cet état.

Et maintenant ?

Et maintenant, ça pue la merde chez moi. Littéralement.
Sans que je n’aie à tirer la chasse d’eau, il flotte une répugnante odeur d’égouts que l’on pourrait confondre avec la bouche de Bernard Arnault, et une jolie petite flaque se forme au pied de l’émail de mon trône blanc lorsque je tire la chasse-d’eau. Quelle qualité de service, j’en suis tout ébaudi.

Alors, qu’est-ce que je vais faire ?

Eh bien pour être tout à fait honnête, j’hésite. Est-ce que je refais le mur avec du crépis à l’urine ? Est-ce que je repeins les murs avec un joli rose fushia et des bandes vert kaki ? Est-ce que je colmate chacune de leur fichues prises électriques avec de la patafix ? Est-ce que je leur envoie un flacon contenant l’eau fuyante de mes chiottes ?

Tant de possibilités, si peu de moyens pour les mettre en oeuvre.

Je suis un homme simple : j’aime le taboulé et dormir. En fait, il s’agit là de mes deux choses favorites, et si je ne devais faire que ça de ma vie, je le ferai, sans honte ni regrets. Seulement, j’ai moi aussi ma part d’ombre, mon petit côté capricieux, qui implique que je ne supporte pas de dormir dans l’odeur de la merde.

Ce qui va se passer est simple : je vais aller moi-même faire caca sur le paillasson du dirigeant de Dauchez. Parce qu’à 635 boules par mois le morceau, autant vous dire que j’aurais pu m’acheter un ordinateur et rembourser le crédit de mon père. Malheureusement, tout cet argent est allé dans la poche d’un tas de blaireaux qui jouent aux adultes en costards cravates et qui ne sont pas fichus de prendre leurs responsabilités.

En conclusion

Dauchez, je vous emmerde, et je vous souhaite de vous étouffer avec l’eau usagée de vos toilettes.

Bisous.